Jardins de l’Ourika YSL Beauté : retour aux sources du futur

Depuis plus de dix ans, YSL Beauté sème sa vision responsable au sein des Jardins Collectifs de l’Ourika, au pied des sublimes montagnes de l’Atlas, au Maroc. Un projet capital qui associe engagement environnemental, social mais aussi esthétique avec un ADN Couture, où les parfumeurs viennent puiser de nouvelles inspirations. Pour façonner la parfumerie de demain.

Par Marie-Bénédicte Gauthier

Une terre fertile

Il apparaît, monumental, en métal doré, à l’entrée des Jardins Collectifs de l’Ourika. Tel une silhouette Couture, l’iconique sigle Cassandre YSL de 1961, entrelace les trois initiales du créateur et semble ouvrir ses bras sur des centaines de mètres carrés, incroyable horizon de plantes à parfums. Jasmin, fleurs d’oranger, iris, géranium, roses, lavande, verveine, etc., entourés de figuiers, oliviers ou cactées sont tous parfaitement disposés pour préserver la biodiversité et faire prospérer les écosystèmes selon les principes de l’agriculture régénératrice. La coopérative de femmes étant quant à elle complètement garante de la culture des ingrédients et du savoir-faire associé.

Jardins de l’Ourika YSL Beauté. ©GaelleLeBoulicaut
Pavillon Dar Ourika, ©GaelleLeBoulicaut

« Les architectes Ossart et Maurières ont entièrement dessiné le jardin principal, sa fontaine, et plus récemment son pavillon Dar Ourika, qui abrite un atelier botanique dans lequel les ingrédients sont séchés et triés, ainsi qu’un studio olfactif, lieu de création et de pédagogie, faisant le lien entre les ingrédients et les parfums de la marque. Ces deux hommes sont les garants, avec leurs équipes, de la beauté et de l’épanouissement des jardins à l’année. » s’enthousiasme Dania Blin, Global Sustainability & Science Director Yves Saint Laurent Beauté.

Un engagement humain

Ce territoire parfumé est auréolé de toutes les vertus. C’est un réel lieu de cultivation d’ingrédients et d’impact, avec les femmes de la coopérative et leur savoir-faire. Un réservoir d’imaginaire, aussi, pour les parfumeurs

Au-delà de l’image du luxe, se trouvent des femmes marocaines, celles de la coopérative locale, dépositaires d’un savoir-faire ancestral et sans lesquelles le jardin n’aurait sans doute pas le même supplément d’âme. Chaque jour, elles cultivent, récoltent, trient puis font sécher les plantes grâce à leur connaissance intime du végétal, des saisons. Un savoir-faire précieux valorisé, dans la lignée des valeurs portées par Yves Saint Laurent qui avait fait du Maroc sa terre d’élection, celle où il se sentait apaisé et dont il valorisait la culture, par le biais de différentes actions de mécénat, notamment pour les étudiants en art. C’est un réel lieu de cultivation d’ingrédients et d’impact, avec les femmes de la coopérative et leur savoir-faire.

Un réel lieu de cultivation d’ingrédients et d’impact, avec les femmes de la coopérative et leur savoir-faire. ©NicolasPrado

« Nous avons poursuivi le rêve de Monsieur Yves Saint Laurent. Pour L’Oréal, tout a commencé en 2014 alors que YSL Beauté cherchait à sourcer du safran au Maroc pour notre ligne premium cosmétique Or Rouge, tout en plaçant l’autonomie des femmes Marocaines au cœur de sa démarche. Aujourd’hui, notre programme s’inscrit dans cette démarche d’autonomisation durable et dans le long terme : grâce à l’accompagnement précieux de nos partenaires de terrain, l’ONG Agrisud International et la Fondation Norsys, ces femmes bénéficient d’un soutien sur mesure et d’un partage de compétences qui valorisent leur travail et favorisent leur indépendance économique. Je m’y rends souvent pour mesurer l’impact de nos actions, en lien permanent avec l’ensemble des acteurs de cet écosystème. C’est avant tout un travail d’équipe fondé sur une relation de confiance profonde » s’enthousiasme Dania Blin.

Un réservoir de savoir-faire et d’imaginaire pour les parfumeurs

Anne Flipo (IFF) et nombre de maîtres parfumeurs issus de différentes maisons de composition sont venus dans les Jardins de l’Ourika y capturer de nouvelles senteurs, de nouvelles idées olfactives. Anne Flipo raconte volontiers son inspiration pour la création des différentes versions de Libre « La première chose qui m’a fait écho aux Jardins Collectifs de l’Ourika, c’est, outre la beauté du lieu, sa lumière particulière et les femmes qui y travaillent, les subtilités olfactives singulières. La fleur d’Oranger, par exemple, possède une fraîcheur qu’on ne trouve que là-bas. Pour Libre, où elle est présente, cela induit un impact particulier. On vient capter l’odeur via la technologie Head Space à un instant T que je privilégie – la fleur évoluant différemment au cours de la journée. Puis on l’analyse et je la reconstitue selon ma propre interprétation, grâce à des matières premières d’exception que j’ai à disposition ».

Dans l’orgue à parfum YSL Beauté, il y a aussi un accord Jasmin Jour et un accord Jasmin Nuit, inspirants maisons de parfum et parfumeurs pour de nouveaux accords. « Ces captures restituent une floralité inédite, au plus près de la fleur dans son champ, tout en offrant à chaque parfumeur la possibilité de les interpréter à sa façon. Cette singularité découle de notre terroir semi-aride, au pied des montagnes de l’Atlas et aux portes du désert, qui subit des changements de température extrêmes, passant du gel en hiver à des chaleurs de plus de 40°C l’été. » précise Dania Blin.

Alors que l’itinéraire de Monsieur Yves Saint Laurent n’a été que floraison, (on se souvient de sa sublime cape rouge brodée de bougainvilliers), les fleurs et autres plantes à parfums de la vallée de l’Ourika ne cessent d’être le fil conducteur couture de nouvelles créations YSL. Des éditions de Libre à MYSELF en passant par le Vestiaire (où de nouveaux extraits viennent de fleurir), la vallée n’a pas fini de livrer ses secrets olfactifs.

Partager cet article