The Fragrance Foundation France

Histoire d’un parfum mythique : Fahrenheit de Christian Dior

Ils sont nés il y a vingt ans au moins, avant 1993, et font partie du top 30 des meilleures ventes sur le marché français en circuit sélectif. Leur réputation n’est plus à faire, ils ont aussi fait celle de quelques parfumeurs-créateurs, et ces grands parfums ont influencé notre vie toute entière. Ils nous ont par exemple donné envie d’aller plus loin dans notre connaissance de cet univers. Aux  Etats Unis, les élus entrent dans le Hall of fame. En France, nous offrons à ceux qui sont distingués par la profession un prix, celui des Parfums Mythiques.

Fahrenheit, de Christian Dior, créé en 1988 par Jean Louis Sieuzac.

Notes de tête : Citron, lavande

Notes de cœur : Aubépine, Feuille de violette

Notes de fond : Patchouli, Styrax, Vétiver

Description

1988, les années hippies désormais enterrées, on entre à grand pas dans une ère d’individualisme exacerbé : les parfums à sillage affirmé font leur entrée. Ainsi après le succès du capiteux Poison trois ans auparavant, les masculins se mettent aussi aux parfums qui soulignent leur passage.

Entre les lignes du flacon inspirées par Brancusi et son dégradé de couleur imaginé par un peintre Pop Art (Jacques Rosenquist), Fahrenheit s’offre l’image d’un homme libre et différent. Ainsi les campagnes de publicité on toujours fait l’éloge des grands espaces et des couleurs du crépuscule montrant un aventurier déterminé, et ce encore aujourd’hui au fil des déclinaisons.

Une signature reconnaissable entre toutes : l’association emblématique de bois et de feuilles de violette aux accents verts et boisés fait maintenant partie des accords historiques de la parfumerie. Un départ fusant et soigné amorcé par le citron et la lavande se poursuit jusqu’à ce que l’accord fard fasse son apparition accompagné d’un cœur floral aubépine- œillet très audacieux à l’époque pour un parfum masculin. Le coté cuir segmentant du bouleau, du

styrax et de l’isobutylquinoleine mêlé au cèdre, vétiver et patchouli laissent enfin sur la peau le souvenir d’un baroudeur de forêts imaginaires.

 

Crédit photo pub : Knut Bry